Sam sourit doucement en entendant la question de Natalia. C'était un peu évident, mais ça lui faisait plaisir de pouvoir parler de ce qui lui tenait à cœur.
"Oui, j'aime vraiment les animaux, et c’est en grande partie pour ça que j’ai choisi d’étudier la médecine vétérinaire. Il y a quelque chose de spécial dans le fait de pouvoir soigner un être qui ne peut pas exprimer ses besoins avec des mots. C’est plus dans les gestes, les attitudes, leur comportement qu’on comprend ce qu’ils ressentent. C’est fascinant, vraiment. Et comme vous le dites, parfois la pratique est bien plus utile que la théorie. Les livres sont essentiels, mais rien ne vaut l’expérience, surtout quand il s'agit de comprendre un animal."
Il s'arrêta un instant, un peu embarrassé par son manque de connaissances en néerlandais. "Honnêtement, je suis un peu gêné de ne pas avoir vraiment appris la langue ici, surtout que je suis censé y rester quelques mois. Je suppose que je n'ai pas fait assez d’efforts. Je me suis dit que l’anglais suffirait, mais... je réalise que c’est un peu facile comme excuse. Quand je suis arrivé, je pensais qu'avec l'anglais, ça irait, mais je vois maintenant que beaucoup de gens, ici, parlent néerlandais, et je me sens un peu comme un touriste qui ne fait pas d'effort pour s’intégrer."
En repensant à ses études et à la raison pour laquelle il était là, il ajouta, en se grattant la tête : "C’est vrai que je ne vais pas rester longtemps, alors apprendre la langue semblait moins important que de m’immerger dans mes études, mais peut-être que je me trompe. Ça serait peut-être plus enrichissant pour moi, même à court terme."
Lorsqu’il parla de son origine, Sam se sentit un peu plus détendu, reconnaissant que partager un petit bout de sa culture pouvait créer un lien.
"Je viens de San Diego, en Californie. C’est pas très loin de chez vous, mais c’est un monde à part aussi. J'ai toujours aimé le climat et l’ambiance là-bas, mais ici, à Amsterdam, c’est un peu un autre univers. Les gens sont très différents, et le style de vie aussi. Vous avez l’air bien installée ici, non ?"
La mention de l’aire de jeux pour chiens fit immédiatement briller les yeux de Sam. Il s’empressa de répondre, visiblement soulagé. "Oh, c’est une super idée ! Je n’avais même pas pensé à chercher dans ce genre d’endroit. Happy adore jouer avec les autres chiens, c’est un vrai petit fou. Si c’est un endroit où il y a des chiens, il doit être allé traîner par là. Espérons qu’il soit bien en sécurité et qu’il se soit trouvé une bande avec qui jouer. Ça me rassure de savoir qu’il pourrait être dans un endroit comme ça. Merci beaucoup de me donner cette idée."
Sam regarda autour de lui, espérant apercevoir une silhouette familière, un petit chien errant avec un bandana autour du cou, mais rien. Il secoua la tête, un peu inquiet. "C’est frustrant de chercher dans un endroit que je ne connais pas bien. Vous connaissez beaucoup d'endroits comme ça, ici à Amsterdam ? C’est tellement vaste et il y a tellement de quartiers différents..."
Il jeta un regard à Natalia, et pour un instant, il se sentit un peu plus léger. Elle semblait si naturelle et gentille, et cela l’aidait à ne pas trop se perdre dans ses pensées stressées. Il se sentait un peu plus en confiance avec elle, même s'ils étaient encore de parfaits inconnus.
"Vous êtes d’ici depuis longtemps, vous ?" Il sourit doucement, curieux d’en savoir plus sur elle, surtout après qu’elle ait mentionné qu’elle venait d’Argentine. "C’est un sacré changement, n’est-ce pas ? Le climat, la culture... C’est vraiment un saut dans l’inconnu. Comment ça se passe pour vous, ici ? Vous avez trouvé vos marques, ou est-ce toujours un peu difficile de vous adapter ?"
Sam savait que la recherche de son chien était importante, mais il appréciait aussi l’opportunité de discuter avec Natalia. C'était un peu une pause bienvenue, et il espérait qu'elle ne verrait pas cela comme une tentative d'éviter le problème. C’était juste qu’elle était agréable à écouter, et, pour une fois, il pouvait se concentrer sur quelque chose d’autre que la peur de ne pas retrouver Happy.