Les missions se succédaient et les échange avec mes deux scientifiques restaient limités. D'une part je n'avais pas envie de discuter et d'autres part, j'avais du mal à comprendre ce qu'ils se racontaient. Ils étaient bien trop perchés pour moi qui était une homme assez basique il faut le dire.
Cette mission était exactement comme les autres. Un bonjour devant la porte des étoiles, une vérification du matériel, un coup d'oeil aux deux scientifiques qui pensaient à énormément de choses sauf à tout ce qui était essentielle à notre survie. Puis on partait. Je passait tout la mission fusil en main prêt à faire feu au cas où pendant que mes deux colis discutaient. Hélas cette mission ne fut pas aussi calme que les autres. A peine nous étions arrivés dans les ruines qui devaient être examinées, qu'un hostile non identifié sur mis à nous tirer dessus. Je rapatriais mes deux colis sur Atlantis aussi vite que possible en évitant qu'ils se prennent une balle. Nous étions tous équipés de casque et de gilets pare balles et je me mettais volontairement entre le tireur et mes deux scientifiques pour leur éviter une balle perdu. C'était une bonne initiative car je m'étais pris quelques impactes au passage mais sur moi c'était moins grave. J'étais en quelques sorte naturellement blindé.
De retour sur Atlantis, les médecins prirent les scientifiques en charge et me demandèrent si tout allait bien. Nous savions les uns et les autres que je n'avais besoin d'aucun soins alors je pouvais retourner dans ma cabine prendre une douche et me reposer.
Ce qu'ils ignoraient c'est que j'avais été touché plus sévèrement qu'ils ne le pensaient. Un message d'erreur n’arrêtait pas de m'avertir des problèmes liés à l'état de mon épaule gauche qui s'était pris un projectile plus destructeur que le reste. J'avais d'autres erreurs moins sévères que je réglerais plus tard tel que toutes les petites balles que je devais retirer de mes bras et jambes.
Après analyse de mon système, il y avait une pièce cassée dans mon épaule, je devais la remplacer. C'était l'équivalent de l'acromion et du ligament qui y était fixé. La pièce allait finir par céder et je ne pourrais bientôt plus me servir de mon bras.
Une fois changé, je m'étais dirigé dans les sous-terrains de la base, près des zones techniques où ils réparaient tout une tas de machines. J'avais lancé la fabrication à l'identique de la pièce qu'il me fallait en me connectant à l'ordinateur qui commandant l'imprimante 3d. Pendant les deux heures nécessaires à sa fabrication, j'avais préparé la table de l'atelier avec tout le matériel dont j'avais besoin.
Tout d'abord, j'avais retiré mon t-shirt et je m'étais attaché mon bras gauche sur moi de telle sorte qu'il ne bouge pas quand la pièce serait retirée. D'abord, je devais ouvrir l'épaule en coupant la chaire avec un scalpel. J'épongeai le sang et cautérisait le tout pour que ça s'arrête. Puis je suivais le plan que mon système avait de moi. Démonter la partie supérieur de mon bras était plus compliquée que je le pensais à cause de nombre incroyable de petits éléments mobiles qui imitait les muscles qui bougent et le blindage.
Après 3 heures à tenter de me démontrer proprement avec une seule main, je me rendais à l'évidence que je ne pouvais pas faire ça seul. Et, je ne pouvais compter sur personne ce qui me désespérais un peu. J'étais debout devant l'établis, la une micro-pince à la main, l'épaule à moitié ouverte. Les yeux fermés, j'essayais de réfléchir pour trouver une solution. Mais je n'en voyais pas.
Fait chier... Dis-je d'une voix à la fois basse et grave pleine de désespoirs et de déception.
