Je n'ai pas d'explications pour tes questions. Tout ce que je peux t'apporter c'est des idées et des possibilités de recherche. Tu te pose beaucoup de questions est c'est normal. Au moins tu t'intéresses à ce qui t'entour et c'est très bien car tu ne te laisses pas porter par les choses. Tu diriges ta vie.
Tu t'inquiètes pour tes compagnons? Et bien recherches-les. Je ne peux rien te dire d'autre mis à part que si tu veux de l'aide je suis là.
Concernant le groupe de zombies qui vous a séparé... La seule réponse logique que je peux te donner c'est qu'ils sont peut-être mort. Mais ce n'est qu'une possibilité parmi tant d'autres. Il n'y a que toi qui peut apporter les réponses à tes questions en cherchant.
Elle semblait inquiète pour ces compagnons c'était bien. Mais Jonathan ne voulait pas l'attrister. Si ces amis étaient partis de la cités il y avait de forte chance qu'il soit morts. Il ne voulait pas jouer aux rabat-joie ou à l'oiseau de mauvaise augure. Mais la terre était devenue un endroit extrêmement dangereux. Et si on cherche les danger et bien on trouve la mort.
Quand elle parla d'un groupe qui attrapait des survivants il fronça les sourcils car il ne comprenait pas de quoi il parlait. Ils faisaient quoi des survivants? Il fallait qu'il lui demande plus de précisions car l'histoire de rumeurs sans dire lesquelles ne voulait pas dire grand chose pour lui. Il avait besoin de faits, d'indications et d'éléments précis.
C'est quoi ces rumeur sur ce groupe? Il font quoi des survivants? Il a un nom?
Si tu ne m'en dis pas plus je ne peux pas vraiment t'aider. Tellement de choses se racontent et je ne sais pas tout. Je suis souvent absent ou en réunion. Je ne croise pas beaucoup d'habitants de la cité. C'était peut être mal. Mais c'est ainsi.
Un peu plus tard dans leur conversation. Il avait tenté d'abordé un sujet compliqué pour elle. Leurs pouvoirs. Il lui avait demandé si elle avait des questions car il voulait l'aider. Il s'avait que pour elle c'était un peu tard et il comprenait ces arguments et acceptait ces critiques. Mais au moins il essayait même si c'était maladroit.
En observant sa fille, via son langage corporel, à sa façon de hausser les épaules, il comprit qu'elle ne savait pas quoi dire et il risquait de de voir s'installer un silence pesant. Mais il se produit le contraire. Finalement, Amanda expliquait que selon elle, leurs dons étaient différents. Il l'écoutait attentivement et essayait de comparer le ressenti de sa fille au sien.
Elle disait que leur dons étaient différents mais ce n'était pas vraiment le cas.
Il expira légèrement. Il réfléchissait à la manière dont il allait commencer son explication. Il passa sa main dans sa barbe qui commençait à être longue ce qui lui faisait paraitre plus vieux et malade qu'il ne l'était vraiment. Il fallait dire qu'il ne prenait plus vraiment soins de son apparence et ressemblait à un vieux baroudeur qui parcourait les terres recouvertes de zombies depuis des mois.
Tous les deux pouvaient communiquer avec les animaux sans être transformés mais elle peinait à sa transformer et lui c'était pour redevenir humain. Il pensait qu'il y avait une forme de blocage chez eux. Ces années de rancœurs, de stress jouait sans doute sur leurs facultés et tant qu'ils ne seraient pas en pais avec leurs âmes ils auraient des problèmes.
Toutefois, pour Amanda, il songea à un manque d'expérience. Il la croyait quand elle lui disait s'entrainer mais peut-être qu'elle s'y prenait de la mauvaise manière. Il devait continuer de parler avec elle pour mieux la comprendre et l'aider à trouver des pistes.
Devenir une autre forme de vie est toujours étrange. Même au bout d'autant d'années. Jonathan observait sa main droite. Il bougeait doucement ces doigts les uns après les autres regardant comment les os roulaient sous la peau qui était légèrement transparente car il pouvait voir les enchevêtrements de veines. Il songeait à ses transformations, quand il voyait sa main noircir, se recouvrir d'une fourrure noir et à la fois fine et épaisse. Même s'il ne se transformait pas à cet instant il se souvenait parfaitement des sensations et du processus quand il passait de l'état d'homme à celui de grand félin. Les doigts qui se raccourcissent, l'apparition de coussinets, les ongles qui deviennes des griffes et surtout ne plus être capable de tenir un objet dans des mains qui n'existent plus. Il n'y a rien de plus étrange mais aussi de plus grisant.
Jonathan souri grâce à ce souvenir. Ca lui manquait.
Puis il repensa à sa fille et à son problème. Elle se sentait épuisée quand elle essayait de changer. Mais elle se changeait en quoi? Car il y a des animaux dont la forme est plus dure à prendre que d'autres.
En quoi essaie-tu de te changer?
Est-ce toujours le même animal?
Je te demande cela car Il y a d'un côté la forme animale dans laquelle tu te sens le mieux ou de la quelle tu te sens le plus proche mais il y a aussi des formes qui sont plus facile ou difficiles à appréhender.
Par exemple, quand j'apprenais à utiliser mon pouvoir, je m'entrainais sur une espèce proche de moi en taille et en aspect. Ma première transformation c'était le chimpanzé, même poids, quasiment la même espèce que nous. Je détestais devenir un primate mais c'était facile et rapide. Après je me suis entrainé sur les grands félins. J'ai mis du temps pour gérer la forme de la panthère mais c'est devenu ma préféré c'est un peu ce que je suis au fond de moi, une sorte de félin. Après... Le plus difficile dans l'ordre croissant, c'est les oiseaux, les reptiles les batraciens et les poissons. Plus la taille et l'espèce sont éloignés plus c'est dure.
Il jeta un coup d'oeil à sa fille et il se rendit compte qu'il avait peut trop parlé de lui et de son expérience au lieu de se concentrer sur elle. Il était dans la nostalgie et il se rendait compte que ça lui manquait.
Ne plus pouvoir traquer comme un félin en se faufilant silencieusement dans la forêt. Ne plus voir le monde d'en haut avec les yeux d'un faucon. C'était dure pour lui. Il se sentait inutile, comme s'il lui manquait quelque chose.
Je suis désolé, excuse moi. Je parle de moi, de mes expérience au lieu de me concentrer sur toi. Mais j'essayais de te donner des éléments de comparaison...
C'est juste que...
Ca me manque. Dit-il dans un soupir gêné.
